La solution à un handicap physique très répandu grâce à l’adaptation créatrice

Destinée initialement à une carrière de pharmacienne, Melanie Johnston s’est rendu compte, à mi-chemin de ses études, qu’elle préférait le contact direct avec les patients. Elle a donc décidé de s’inscrire en médecine, et est maintenant étudiante de troisième année à l’Université Memorial.

Melanie a d’abord eu envie de participer au défi d’impression 3D de Joule parce qu’il lui a rappelé une expérience vécue quelques années plus tôt. Pendant sa première année d’études en pharmacie, elle a fait du bénévolat pour la division de récréothérapie de l’hôpital des anciens combattants Camp Hill. Elle a découvert que ses patients étaient nombreux à souffrir de problèmes de déglutition, et a vu de ses yeux combien la dysphagie nuisait à leur qualité de vie. Elle a aussi compris qu’il était difficile pour le personnel hospitalier d’offrir des accommodements pour ce genre de handicap.

Associant le défi de Joule à cette expérience de vie, l’étudiante était ravie d’avoir l’occasion d’apporter une solution à un problème qu’elle avait observé, mais aussi excitée à l’idée de contribuer à l’innovation médicale. Elle a pensé à la portée considérable que pourrait avoir la conception d’un outil qui résoudrait une difficulté de la vie quotidienne.

Son concept retenu pour le défi était le suivant : la création d’une grande tasse régulatrice de débit destinée aux personnes dysphagiques, à imprimer en 3D. Melanie cherchait ainsi à créer à peu de frais une aide technique personnalisable spécialement pour cette population.

Il s’agit plus précisément d’une tasse fermée formée de trois pièces, dont un couvercle vissable étanche offrant cinq réglages de débit. Melanie en a dessiné le croquis, que Joule a utilisé pour concevoir un prototype. Tout au long du processus, elle a travaillé étroitement avec Joule à peaufiner le produit pour le rendre aussi pratique que possible. Elle a d’ailleurs hâte de poursuivre le développement de sa tasse et de faire passer son projet à la prochaine étape.

Pour Melanie, l’impression 3D est une technologie pleine de potentiel d’une valeur inestimable, surtout pour les aides techniques. Elle envisage d’adapter son produit en ajoutant certains éléments, par exemple une anse personnalisable pour les personnes ayant des problèmes de préhension, ou encore un couvercle offrant des débits réduits pour les jeunes enfants et les nouveau-nés.

« Ce produit pourrait entraîner des changements importants dans les centres où des patients ont besoin d’aides techniques. Je suis fière d’avoir participé à la conception d’un produit personnalisable et abordable que l’on peut imprimer partout », se réjouit la créatrice.

Joule est fière d’avoir encouragé des étudiants en médecine à sortir de leur zone de confort et à chercher des moyens d’optimiser des procédures et de concevoir des outils dans le but d’améliorer les soins aux patients au Canada, mais aussi partout dans le monde.